Radars embarqués : les voitures-radar privées arrivent en Bretagne, Centre-Val-de-Loire et Pays-de-la-Loire

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Après la Normandie, où ce dispositif est déjà expérimenté depuis Avril 2018, les voitures banalisées avec radars embarqués arrivent sur les routes de l’Ouest. En 2020, ce sont au total 60 nouveaux véhicules banalisés qui circuleront en Bretagne, en Pays-de-la-Loire et en Centre-Val-de-Loire.

Projet pas si nouveau

Dans une volonté de tenter d’enrayer la hausse du taux de mortalité sur la route enregistrée depuis 2014, l’ancien Ministre de l’Intérieur Manuel Valls avait déjà évoqué en 2015 la possibilité de confier les contrôles de vitesse à des sociétés privées agréées par l’Etat.

Lors du lancement de la phase test dans l’Eure, l’ancien Ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux avait confirmé que les radars mobiles embarqués resteront sous la responsabilité de l’Etat. Les infractions relevées sont transmises automatiquement au centre de traitement des infractions routières qui rédigera le PV. Le constat de l’infraction au Code de la Route est toujours effectué par les forces de l’ordre.

Bien que conduites par des chauffeurs employés des sociétés privées, les voitures-radars sont propriété de l’Etat. Les sociétés qui ont remporté les marchés (OTI France, MOBIOM, GEOS) sont rémunérées en fonction des kilomètres parcourus et non des infractions enregistrées.

En pratique : comment cela fonctionne

Comme les véhicules banalisés déjà utilisés par les services de l’ordre, ces voitures discrètes sont équipées par un système infrarouge installé sur le tableau de bord et une caméra sous la plaque d’immatriculation avant. L’appareil prend des clichés sans émettre de flash de chaque véhicule roulant au-dessus de la vitesse autorisée.

En clair, il n’y a presque plus aucune limite par rapport à la plaque avant ou arrière comme c’est le cas pour les radars fixes ou mobiles postés sur le bord de la route. Les clichés peuvent être prise de véhicules venant d’en face croisés sans bordure de séparation ou dépassant en excès de vitesse la voiture banalisée.

Privatisation des contrôles de vitesse étendus

Déjà prévu lors du lancement du dispositif en Normandie, l’utilisation des voitures radars privatisées est progressivement étendue pour être à long terme généralisée sur tout le territoire français. En 2020, 19 circuleront en Bretagne, 20 en Pays-de-la-Loire et 21 en Centre-Val-de-Loire. Ces véhicules devront rouler sur des trajets définis par les préfectures qui fixeront également les plages horaires. Ces plages horaires couvrent six à huit heures par jour, et ce, tous les jours de la semaine, de jour comme de nuit. Le système est d’ailleurs strictement encadré, prévoyant par exemple des amendes pour les sociétés ne respectant pas les itinéraires fixés par la préfecture.

Même si de nombreux automobilistes contestent la privatisation des voitures-radar, Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la Sécurité Routière, a défendu cette mesure sur RMC. Il explique que « ce système nous a permis de faire que ces voitures là où elles sont implantées en Normandie tournent à peu près 5 heures par jour, donc d’augmenter le nombre d’heures de présence, donc je le dis clairement, d’augmenter la crainte que l’on peut avoir de croiser l’un de ces véhicules sur une route. Cela oblige à âtre plus attentif ». Les tests menés en Normandie sont par ailleurs concluants pour la Sécurité Routière : selon ses chiffres, en comparaison avec les radars fixes, les véhicules banalisés privés ont relevé 30 % plus d’infractions de plus de 20 km/h.

Quatre autres régions pourront, selon AutoPlus, adopter cette privatisation des voitures-radars d’ici la fin de l’année. Il s’agirait de la Bourgogne-Franche-Comté, de la Nouvelle-Aquitaine, des Hauts-de-France et du Grand-Est. La suite au prochain volet !

Catégories : Sécurité Routière

Rédigé par

Rédacteur Cartegrise.com

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