Interdiction des vieux véhicules à Paris à partir de juillet 2019

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Ce lundi, 12 novembre 2018, les élus de la métropole du Grand Paris (MGP) ont voté la mise en place dès juillet 2019, d’une « Zone à Faibles Emissions » (ZFE) qui sera délimitée par l’A86. Elle comprendra l’interdiction de circulation des véhicules les plus polluants, touchant ainsi les véhicules diesel de plus de 18 ans et essence de plus de 21 ans.

Des vieux véhicules en fin de parcours

Seront concerné par cette interdiction les voitures portant une vignette Crit'Air 5, soit les diesel immatriculés avant 2001, et les véhicules sans vignette, soit les automobiles essence et diesel d'avant 1997. Daniel Giraud, vice-président en charge de l’environnement, explique qu’il s’agit de voitures et camionnettes « qui ne respectent pas les normes européennes et nationales en termes d'émissions de polluants et de particules fines ».

Même si cette décision s’inscrit dans une volonté globale d’un certain nombre d’élus métropolitains, comme par exemple la Ville de Paris, de réduire la pollution de l’air d’ici 2030, le projet de création de ZFE devra faire l’objet de consultations auprès de la population concernée pour entrer en vigueur. Ensuite, les maires devront prendre des arrêtés concernant la mise en application de cette interdiction de circulation. En vue des « 5.000 à 6.000 morts par pollution chaque année dans la région », le président de la MGP, Patrick Ollier, a d’ailleurs déclaré devant les élus : « Nous devons faire preuve de courage collectif ».

Selon le conseil de Métropole du Grand Paris, cette interdiction de circulation correspondrait à moins d'1% du parc automobile en circulation dans cette zone, ce qui représenterait tout de même 118.000 véhicules.

Paris et sa banlieue concernés par cette interdiction de circulation

Le périmètre d’application de cette Zone à Faibles Emissions touche au total 79 communes de la zone située à l’intérieur de l’A86 qui forme une sorte de « super-périphérique » autour de Paris. Cette autoroute relie de grandes villes de la banlieue parisienne comme Bobigny, Versailles et Antony par exemple.

« Je mesure tout à fait les réactions que les maires peuvent avoir, l'inquiétude qui peut être la vôtre », a affirmé Patrick Ollier devant les élus, tout en rappelant que ce genre de zone existe déjà dans 227 villes et aires métropolitaines d’Europe. Il a également souligné que « Lisbonne, Vienne, Helsinki... Tous (sont) très en avance par rapport à ce que nous ambitionnons de faire ». 

« Je ne demande pas aujourd'hui de voter une ZFE bloquée », a-t-il expliqué, mais de « voter sa mise en place » pour ensuite « se tourner vers l'Etat, la région Île-de-France, IDF-mobilités et mettre en place toutes les conditions de réussite de la mesure », avec notamment des moyens financiers supplémentaires. Un dispositif d’aide au renouvellement des véhicules doit être lancé selon une annonce de Grand Paris comprenant par ailleurs une aide de la Métropole d'un montant situé entre 3.000 et 5.000 euros. Cette aide qui variera en fonction des revenus des ménages, sera cumulable avec la prime à la conversion de l'État et le bonus écologique.

Dans l’objectif d’assurer les élus, Patrick Ollier a ajouté qu’ « on sera capable de revenir sur ce vote si l'État n'est pas capable de nous accompagner, si la région n'est pas capable et si les villes ne sont pas capables de faire des efforts nécessaires ».

 

Catégories : Actualités

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Rédacteur Cartegrise.com

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