| Le marché | Les chiffres |
|---|---|
| Immatriculations des voitures neuves |
|
| Commandes de voitures neuves |
|
| Le marché de l’occasion |
|

Le marché automobile français entame l’année 2026 dans la continuité de 2025 : une dynamique fragile, marquée par une demande encore contrainte. Si le recul du neuf reste limité par rapport à 2025, les volumes demeurent très éloignés du niveau de référence de 2019, ce qui confirme une reprise encore incomplète sur le marché automobile national.
Cette photographie du marché automobile confirme une réalité désormais bien installée : le niveau d’avant-crise reste hors de portée. Malgré quelques signaux de reprise évoqués en mars, la tendance globale du trimestre reste orientée à la baisse, dans un contexte économique et géopolitique toujours tendu et une transformation profonde des usages.
Immatriculations de voitures neuves : le marché automobile reste en retrait
- 401 558 immatriculations au premier trimestre 2026
- -2,1 % comparé au premier trimestre 2025
- -27,4 % par rapport à 2019
Sur le marché automobile du neuf, la tendance reste clairement orientée à la baisse, même si le premier trimestre 2026 limite la casse par rapport aux replis plus marqués observés en 2025. Le niveau des immatriculations confirme que le marché automobile français n’a pas encore retrouvé sa capacité d’avant-crise.
Avec 401 558 immatriculations, le marché reste durablement sous son niveau de 2019. Cette situation traduit un environnement encore contraint par le pouvoir d’achat, le niveau des prix, les arbitrages fiscaux et les incertitudes qui pèsent sur les décisions d’achat.
Le marché automobile du neuf reste en léger retrait au T1 2026, mais le décrochage face à 2019 confirme qu’un retour aux volumes historiques n’est toujours pas engagé.
Commandes de voitures neuves : une demande prudente
- 470 316 commandes au premier trimestre 2026
- -2,7 % comparé au premier trimestre 2025
- -28,7 % par rapport à 2019
Du côté des commandes, l’indicateur avancé du marché automobile, la situation n’est guère plus dynamique avec 470 316 commandes, en baisse de -2,7 % sur un an. Là encore, l’écart avec 2019 (-28,7 %) illustre une demande durablement affaiblie.
Ce décalage entre commandes et immatriculations rappelle aussi que le marché automobile neuf continue de fonctionner sous tension, entre délais de livraison, contraintes budgétaires et effets de stock chez les distributeurs.
Les commandes de voitures neuves restent orientées à la baisse : le marché automobile avance, mais sans retrouver un vrai moteur de reprise.
Motorisations : le marché automobile accélère sa mutation énergétique
| Immatriculations | Part de marché | |||||
| T1 2026 | T1 2025 | progression | T1 2026 | T1 2025 | progression | |
| Essence | 58440 | 97951 | - 40,3 % | 14,6 % | 23,9 % | - 9,3 % |
| Diesel | 10067 | 18130 | - 44,5 % | 2,5 % | 4,4 % | - 1,9 % |
| Hybride | 209485 | 203858 | + 2,8 % | 52,2 % | 49,7 % | + 2,5 % |
| Electrique | 112083 | 74519 | + 50,4 % | 27,9 % | 18,2 % | + 9,7 % |
| Autres | 11481 | 15630 | - 26,6 % | 2,9 % | 3,8 % | - 0,9 % |
C’est sur le terrain des motorisations que le marché automobile français connaît sa transformation la plus spectaculaire.
Les motorisations thermiques poursuivent leur chute brutale :
- L’essence s’effondre à 14,6 % de part de marché (-9,3 points)
- Le diesel devient marginal à 2,5 %
À l’inverse, les motorisations électrifiées dominent désormais largement le marché automobile :
- L’hybride domine largement avec 209 485 immatriculations, soit 52,2% de part de marché
- Avec 112 083 immatriculations, l’électrique bondit à 27,9 %, en progression de +50,4 %
Cette recomposition rapide confirme une tendance de fond déjà observée en 2025 : le marché automobile neuf est désormais tiré par les véhicules électrifiés, tandis que les motorisations traditionnelles disparaissent progressivement.
La guerre au Moyen Orient impactant les prix des carburants fossiles, la revalorisation du bonus écologique pour les véhicules électriques et les baisses de prix du côté des constructeurs jouent un rôle incontestable dans cette évolution.
Sur le marché automobile neuf, l’hybride reste la première énergie, mais l’électrique gagne rapidement du terrain et redessine le mix de motorisation.
Top 10 des voitures neuves : Peugeot et Renault tiennent le haut du classement

Le top 10 du marché automobile neuf reste dominé par les citadines et SUV compacts, avec une percée nette des modèles électrifiés.
| Position | Modèle | Immatriculations | Pénétration |
|---|---|---|---|
| 1 | Peugeot 208 II | 17365 | 4,3 % |
| 2 | Peugeot 2008 II | 14431 | 3,6 % |
| 3 | Dacia Sandero 3 | 13633 | 3,4 % |
| 4 | Renault Clio V | 12533 | 3,1 % |
| 5 | Renault Clio VI | 12312 | 3,1 % |
| 6 | Tesla Model Y | 10670 | 2,7 % |
| 7 | Citroën C3 IV | 10649 | 2,7 % |
| 8 | Renault R5 | 10084 | 2,5 % |
| 9 | Renault Captur II | 9359 | 2,3 % |
| 10 | Peugeot 3008 III | 9236 | 2,3 % |
Le top 10 des voitures neuves du premier trimestre 2026 confirme la bonne tenue des modèles français sur le marché automobile. La Peugeot 208 II prend la première place avec 17 365 immatriculations, devant la Peugeot 2008 II et la Dacia Sandero 3.
La présence de deux Renault Clio dans le classement, ainsi que de la Renault R5 et du Captur II, montre que les modèles compacts et polyvalents continuent de dominer les choix des automobilistes. La Tesla Model Y reste toutefois la première voiture électrique du classement, signe que l’électrification s’installe durablement dans le marché automobile français.
Marché de l’occasion : un socle plus solide, mais un léger recul
- 1 337 114 immatriculations au premier trimestre 2026
- -3,0 % comparé au premier trimestre 2025
- -6,8 % par rapport à 2019
Traditionnel amortisseur des crises du marché automobile, le segment de l’occasion montre lui aussi des signes de ralentissement. Avec 1 337 114 immatriculations, le repli atteint -3,0 % sur un an et -6,8 % par rapport à 2019.
Ce repli modéré montre que le marché automobile d’occasion continue de jouer son rôle de variable d’ajustement pour les ménages. Face à la hausse des prix des véhicules neufs et aux incertitudes économiques, de nombreux automobilistes privilégient encore ce marché.
Mais le tassement observé ce trimestre montre qu’il amortit une partie des tensions qui pèsent sur le neuf, mais il ne suffit pas à compenser totalement la baisse du volume global.
Le marché automobile d’occasion recule légèrement mais reste plus résilient que le neuf.
Sur l’occasion aussi, le marché automobile évolue vers l’électrification
| Immatriculations | Part de marché | |||||
| T1 2026 | T1 2025 | progression | T1 2026 | T1 2025 | progression | |
| Essence | 508103 | 543720 | -6,6 % | 38,0 % | 39,4 % | -1,4 % |
| Diesel | 561588 | 618621 | -9,2 % | 42,0 % | 44,9 % | -2,9 % |
| Hybride | 147083 | 156441 | -6,0 % | 11,0 % | 11,3 % | -0,3 % |
| Electrique | 53485 | 40293 | +32,7 % | 4 % | 2,9 % | +1,1 % |
| Autres | 66856 | 19328 | +245,9 % | 5 % | 1,4 % | +3,6 % |
La transition énergétique ne concerne plus uniquement le neuf. Sur le marché automobile d’occasion, les évolutions deviennent visibles.
Les motorisations thermiques restent majoritaires, mais reculent :
- Diesel : 42 % (-2,9 points)
- Essence : 38 % (-1,4 point)
Dans le même temps, les motorisations alternatives progressent :
- Électrique : +32,7 %, atteignant 4 % de part de marché
- Autres motorisations : forte hausse (+245,9 %), encore marginales mais en expansion
Même si le rythme est plus lent que sur le neuf, le marché automobile d’occasion suit la même trajectoire de transformation.
Motorisations sur le marché automobile d’occasion : une électrification progressive mais encore minoritaire.
Un marché automobile en transition, entre attentisme et recomposition
Le premier trimestre 2026 confirme que le marché automobile français reste dans une phase de transition profonde. La demande globale peine à redécoller, tandis que la structure même du marché se transforme rapidement.
D’un côté, les volumes restent sous pression, impactés par les contraintes économiques et les incertitudes des ménages. De l’autre, la mutation énergétique s’accélère, redessinant durablement le paysage automobile.
Dans ce contexte, les prochains mois seront déterminants pour observer si les signaux de reprise amorcés en mars se confirment, et si le marché automobile parvient à retrouver une dynamique plus solide.