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Depuis le 1er mars 2025, une nouvelle version du malus écologique est entrée en vigueur en France, modifiant en profondeur le coût de la carte grise pour de nombreux automobilistes. À la clé : un seuil abaissé, un plafond revu à la hausse et un barème plus punitif pour les véhicules les plus polluants. Décryptage de ce qui change, et des réflexes à adopter avant d’acheter.

Le seuil de déclenchement descend à 113 g/km

Premier changement majeur : le malus s’applique désormais dès 113 g/km de CO₂, contre 118 g/km en 2024. Ce glissement de 5 g/km peut paraître anodin, mais il élargit considérablement le champ des véhicules concernés, y compris certaines citadines essence, SUV compacts ou berlines familiales.

Une voiture neuve émettant 115 g/km se voit désormais appliquer un malus d’environ 100 €, alors qu’elle était encore exonérée l’an dernier.

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Un plafond qui atteint désormais 70 000 €

Le malus maximal, qui touchait déjà les véhicules très haut de gamme ou sportifs, passe de 60 000 € à 70 000 € en 2025. Ce plafond concerne les modèles émettant 193 g/km et plus, une catégorie qui regroupe la plupart des gros SUV thermiques, voitures de luxe et sportives.

Un SUV haut de gamme émettant 187 g/km, par exemple, est désormais taxé à plus de 51 000 €, contre 37 800 € en 2024.

Une nouvelle grille plus raide et plus rapide

Le barème 2025 a été redessiné avec une augmentation plus agressive par palier. Voici quelques repères :

  • 113 à 117 g/km : de 50 à 150 €
  • 118 à 133 g/km : jusqu’à 818 €
  • 134 à 150 g/km : jusqu’à 3 119 €
  • 151 à 170 g/km : jusqu’à 14 325 €
  • 171 à 190 g/km : jusqu’à 61 245 €
  • 191 à 192 g/km : jusqu’à 67 467 €
  • À partir de 193 g/km : forfait de 70 000 €

Chaque gramme supplémentaire coûte de plus en plus cher, rendant les achats de véhicules puissants très contraints fiscalement.

Nouveau calcul pour les véhicules d’occasion importés

Autre nouveauté : un coefficient de vétusté progressif remplace l’ancien abattement linéaire. Jusqu’en 2024, on appliquait 10 % de réduction par an ; en 2025, la réduction est étalée sur 15 ans, avec une décote maximale de 94 % à 15 ans.

Les catégories de véhicules les plus impactées

  • Citadines et compactes : certaines versions puissantes ou automatiques passent désormais la barre des 113 g/km.
  • SUV compacts et berlines familiales : nombreux de modèles désormais soumis au malus entre 113 et 133 g/km.
  • Modèles premium et sportifs : très fortement pénalisés avec des montants pouvant représenter jusqu’à 50 % du prix d’achat.
  • Véhicules électriques : toujours exemptés.
  • Hybrides rechargeables : exonérés si autonomie suffisante (> 50 km), sinon potentiellement concernés.

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Exonérations et cas particuliers

Certaines situations permettent d’échapper au malus ou de le réduire :

  • Familles nombreuses : réduction de 20 g/km par enfant à partir du troisième.
  • Personnes en situation de handicap : exonération totale avec la carte mobilité inclusion - invalidité.
  • Véhicules professionnels : certains utilitaires (catégorie N1) peuvent bénéficier de régimes spécifiques.

À noter : les véhicules exonérés peuvent se voir redevables du malus lors du premier changement de propriétaire, dès 2026.

Comment limiter ou éviter le malus ?

En 2025, plusieurs leviers restent possibles pour contourner la taxe ou en limiter l’impact :

  • Choisir un véhicule déjà immatriculé en France : le malus ne s’applique qu’une seule fois.
  • Se tourner vers l’électrique, le GPL ou l’éthanol : le bioéthanol E85 bénéficie d’un abattement de 40 % sur les émissions.
  • Acheter un modèle hybride rechargeable bien homologué.
  • Vérifier les émissions exactes (cycle WLTP) avant tout achat.

Une variable à intégrer dès le budget d’achat

Le nouveau malus écologique 2025 transforme profondément le calcul du coût total d’acquisition. Certains modèles autrefois accessibles deviennent inabordables, tandis que d’autres conservent un avantage compétitif grâce à leurs faibles émissions.

Dans le contexte actuel, intégrer ce paramètre fiscal dès le choix du véhicule est devenu incontournable, que l’on achète neuf, d’occasion ou à l’étranger.

 

Vanessa Lenormand
Publié par
Responsable rédactionnel
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